La blonde sur le divan

Il y a un an il m'est arrivé un truc pas cool du tout : j'ai été submergé par des crises d'angoisse. Ca a commencé par des phobies dans le métro puis l'angoisse s'est généralisée.
J'étais dans un drôle d'état : malaises, vertiges, palpitations, bref ça n'allait pas du tout, alors j'ai décidé d'aller consulter...
Ces diagnostiques étaient très difficiles à accepter parce que je me sentais mal, au plus mal.
Il a donc fallu prendre à bras le corps cette phrase détestable : « c'est dans la tête ». Si mon corps allait si mal c'était donc psychologique....
Alors, j'ai pris rendez-vous chez un psychiatre, démarche pas facile croyez-moi !
Le psychiatre m'a dit que je souffrais d'angoisse généralisée et a voulu me prescrire dès le premier rendez-vous des anti-dépresseurs. Je suis rentrée chez moi honteuse...
J'ai jeté l'ordonnance et pris rendez-vous chez un psy comportemental, il m'a allongé sur son divan pour m'apprendre à respirer. Apprendre à respirer à 25 ans c'est un peu étrange...
Sur les conseils de mon entourage je suis allée prendre d'autres avis, je me suis donc allongée sur plein de divans pour parler de ma mère... j'ai rencontré plein de psy silencieux qui hochaient la tête avec compassion. Mais pas un, bordel, pas un pour me parler, me rassurer et surtout m'expliquer ce qui clochait pas.
Désespérée, j'ai même vu un homéopathe qui m'a piqué les oreilles et proposé de suivre des séances d'hypnose. Il m'a dit qu'il allait aller parler à mon inconscient et pof mes angoisses disparaîtraient. Je n'ai pas osé tenter l'aventure parce que je suis trouillarde et puis je me suis dit que mon inconscient il tournait pas rond en ce moment et qu'il valait mieux pas aller le titiller.
Et puis un jour, j'ai rencontré une femme extraordinaire. Une femme qui m'a écouté, rassuré et surtout qui m'a parlé. Elle m'a expliqué que je n'étais pas folle et que ce genre de symptômes touchait beaucoup de jeunes femmes. Avec beaucoup de douceur et de paroles nous avons réussi à mettre la main sur la cause des angoisses. Avec elle petit à petit j'ai retrouvé mon équilibre.
Je crois que dans ces moments difficiles, c'est très important de rencontrer la bonne personne et surtout de jamais perdre espoir...
Et vous, vous avez déjà perdu un peu le contrôle de votre corps, vous vous en êtes sorties comment ?
Par labelleiloise, Jeudi 20 Mars 2008 à 16:49 GMT+2 dans Les petites névroses et grandes angoisses d'une blonde (article, RSS)
, halala jte jure le blondes!







